Future of French Wheelchair Basketball

article Arnaud Davire (Fr.)
video Pedro Nolasco Ndong Obama (Sp.)

Talence, un exemple de diversité appliqué au sport

La politique de développement décidée par la Fédération Française Handisport en 2010 a eu pour conséquence la mise en place de deux centres d’entraînement nationaux dédiés aux jeunes talents. Le premier implanté à Vichy est consacré à la natation, le second accueille une dizaine de jeune joueurs de basket fauteuil à Talence, près de Bordeaux. Ces deux centres intégrés au sein de Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives  (CREPS) sont des exemples d’intégration appliquée au sport. Visite à Talence avec les jeunes du Centre Fédéral de basket fauteuil.

Les Jeux Paralympiques de 2020 se préparent à Talence pour le basket fauteuil tricolore. La dizaine de jeunes joueurs a pris possession des lieux à la rentrée scolaire 2010. Entre salle de cours et terrain d’entraînement, les jeunes handicapés sont soumis au même régime que leur homologues valides. 22 fédérations ont installé leur pôle de haut niveau au CREPS d’Aquitaine. Ici avec le temps les regards ont changé, comme nous en fait part l’entraîneur de ces joueurs, Frédéric Roeland « Je raconte souvent cette anecdote. La première année, en réunion de professeurs quand je demandais des précisions sur le comportement des jeunes en cours on ne faisait pas de critiques. Aujourd’hui les choses sont bien différentes. On n’hésite pas à me faire part des écarts de comportement. Ils sont désormais traités comme des pensionnaires lambda ».

Du côté des jeunes la perception de leur intégration est légèrement différente. Sydney Attiogbe, 19ans et paraplégique est pensionnaire depuis l’ouverture du pôle. Il ne semble pourtant ne pas avoir rencontré de grandes difficultés d’adaptation « Au départ c’était compliqué. C’était la première fois que je partais loin de ma famille. Il a fallu s’adapter, être plus autonome. Mes rapports avec les pensionnaires extérieurs à notre groupe n’ont pas été compliqués. J’ai senti une curiosité de leur part. Mais pas une curiosité malsaine. Juste une envie d’en savoir plus sur nous. Aujourd’hui personne ne se pose de question sur mon handicap. Je suis considérer comme un pensionnaire à part entière ».

La curiosité était de mise dans les premiers temps, la tendance s’est inversée en l’espace d’une année. Les joueurs ont pris leurs repères, et le quotidien est rythmé par le double projet imposé par le Ministère des Sports. Ainsi chaque joueur est contraint de se fixer un objectif professionnel en arrivant au CREPS.

Au niveau de l’encadrement la logique a été la même que pour n’importe quel autre sport. Les ambitions de la Fédération Française Handisport sont importante, la qualité de l’encadrement devait être à la hauteur. Frédéric Roeland a été à la tête de l’équipe de France des moins de 18 ans au sein de la Fédération Française de Basketball, avant de se voir proposer la direction du pôle national. Lui qui n’avait jusqu’alors pas entraîné de basketteurs handicapés s’est adapté. Mais sans pour autant revoir à la baisse ses exigences. Entraîneur de haut niveau il le reste au contact des sportifs handicapés « J’encadre des athlètes avant tout. Même si quelques adaptations sont nécessaires. Le but est le même. On recherche la performance».

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